CHENILLES PROCESSIONNAIRES DU PIN

Les processionnaires du Pin sont des Lépidoptères qui, lorsqu’ils sont sous forme de chenilles (larves) se nourrissent des aiguilles de Pin, mais aussi de Cèdre, voir d’autres conifères. Elles sont considérées comme nuisibles, car elles font preuve d’une extrême voracité à l’égard des aiguilles des 

conifères qu’elles colonisent. Les dégâts peuvent aller jusqu’à la défoliation de l’arbre.

Elles sont également considérées comme nuisible à cause de leur très fort pouvoir urticant. C’est en effet leur mode de défense. Lorsqu’elles se sentent en danger, elles libèrent des milliers de poils microscopiques urticants munis de crochets.

Au printemps (voir même avant en cas d’hiver doux) elles descendent des arbres les unes derrière les autres (processions). Elles s’enterrent dans le sol à une profondeur de 5 à 20 cm.

A l’approche de l’été, les papillons émergent de terre juste pour l’accouplement et meurent. Les femelles pondent environ 200 œufs autour des aiguilles de Pin. Un mois après leur éclosion, les chenilles commencent à dévorer méthodiquement les aiguilles. Aux premiers froids, elles tissent un nid de soie qui va leur servir de radiateur solaire.

DANGER POUR LES ANIMAUX

Elles représentent un dangers surtout pour les chiens mais également pour les chats.

Une fois en contact avec la peau (pattes, corps, museau) ou les muqueuses (babines, langues, yeux), les poils urticants déclenchent une irritation violente et une réaction allergique.

L’inflammation est vive et entraine brûlure, œdème et douleur. L’animal cherche à se lécher et répand des poils sur sa langue. On constate alors une très forte salivation et l’animal frotte sa gueule avec ses pattes en signe de gêne importante.

Les deux plus gros dangers sont :

  • Le choc allergique. La réaction allergique peut être si violente qu’elle peut gêner la respiration et tuer l’animal.
  • La nécrose de la langue : L’inflammation et l’infection qui suivent les piqures, attaquent la langue et la détruisent obligeant souvent le vétérinaire à enlever un morceau, voir à euthanasier l’animal.

 

DANGER POUR LES HUMAINS

En cas de contact avec la peau, il se produit, dans les huit heures, une éruption douleureuse avec de sévères démangeaisons. La réaction se fait également sur d’autres parties du corps. Les poils urticants se dispersent par la sueur, le grattage et le frottement.

En cas de contact avec les yeux, développement dans les quatre heures, d’une conjonctivite.

En cas de contact par inhalation, il se produit une irritation des voies respiratoires. Cela se manifeste par des éternuements, des maux de gorge, des difficultés à déglutir et éventuellement des difficultés respiratoires .

En cas de contact par ingestion, apparition d’une inflammation de la bouche et des intestins qui s’accompagne de symptomes tels que l’hypersalivation, des vomissements et des douleurs abdominales.

Une personne qui a des contacts répétés avec des processionnaires, présente des réactions qui s’aggravent à chaque nouveau contact.

LES METHODES DE LUTTE

L’échenillage mécanique consiste à couper les branches où sont installés les nids. C’est la méthode la plus risquée même si le nid est vide. D’une part les nids étant souvent en hauteur, il convient de prendre toutes les précautions liées au travail en hauteur. D’autre part il est indispensable de s’équiper d’une combinaison intégrale avec lunettes, masque et gants. Il ne faut enlever le masque, les lunettes et les gants, qu’après avoir rincée et enlever la combinaison.

Il faut brûler les nids et ne pas se positionner face aux vents.

La capture des chenilles par piégeage est efficace à plus de 95%. Le piège se positionne en hiver avant les processions (c’est le moment le plus dangereux pour les humains et les animaux). Il permet la capture et la destruction des chenilles, grâce à une collerette fixée sur le tronc de l’arbre.

La capture des papillons par phéromones (substances chimiques émises par la femelle pour attirer les males). Les pièges sont à disposer au mois de juin au moment de l’accouplement. Ils vont permettre la capture des papillons mâles, réduisant ainsi la reproduction donc le nombre des futures chenilles.

Il existe également un traitement à base de Bacillus thuringiensis (bactérie qui s’attaque au système digestif de la chenille). Il est généralement réservé aux grandes surfaces très infestées et nécessite une très bonne connaissance du cycle de la processionnaire.

Si vous avez un Pin parasité par des processionnaires, il est vraiment recommandé d’agir efficacement, soit en posant des pièges vous-même, soit en faisant appel à un professionnel.

Pour info, un piège à chenille coûte entre 34 et 80 euros selon le vendeur et la circonférence de votre arbre. Il est réutilisable.

Un piège à phéromones coûte environ 35 euros.

Vous pouvez également installer des nichoirs à mésanges. Elles sont grandes consommatrices de processionnaires.

Nid de processionnaires
Mésange qui mange des chenilles procéssionnaires
Une mésange mange des chenilles
Procession
Piégeage des chenilles en hiver
Piege a phéromones
Piège à phéromones
Panneau d'information sur les dangers de la processionnaire
Epandage de phéromone
Epandage de phéromone
Cycle de la processionnaire du Pin